suite 25
Les enfants vécurent heureux , des années durant , le sage s’occupait de sa fleur , la comblai de bons sentiments , et de bonnes attentions , il se délectait tout les jours de son mystique parfum ,de sa noble teinte , et de ses larmes à l’aube déposées par les mystérieux et furtifs dépositaires .
Elle lui murmura souvent à l’oreille de doux et tendres poèmes , merveilleux instants ou le temps s’arrêtait , instants de bonheur conjugués de la fleur et de l’homme sage ,moments d’amour remplis de mots sans heurts , sans bruits , tout en douceur , elle lui chantonnait souvent ce tendre poème inspiré par delà les certitudes et les pensées en des mots venus d’ailleurs , parvenus tout au long de longs moments de méditation , alors qu’elle n’était qu’une petite fleur ,un modeste pissenlit ,occupée à se défendre contre les opportuns et l’errance du monde . ce monde partant toutes voiles dehors à la dérive et qui ne s’occupait plus guère de regarder ni d’apprécier , une petite créature fille du soleil et de la terre ! qu’elle incarnait à sa façon , du mieux que le ciel le lui permettait..
Aujourd’hui qu’elle était une rose ,plus rien ne l’empêchait de s’exprimer , elle était appréciée, reconnue par Arthur ,son amour soudain ,émanant du fond des âges , amour déjà révélé ,a jamais connus et reconnus …
