Coup de geule !
PARIS (Reuters) - Le tribunal administratif de Paris a rejeté le recours visant à empêcher le départ de l'ancien porte-avions Clemenceau vers l'Inde pour son démantèlement final, à la déception des associations anti-amiante.
Quatre organisations - Greenpeace, le Comité anti-amiante Jussieu, Ban Asbestos-France et l'Association des victimes de l'amiante (Andeva) - avaient engagé cette procédure en référé en estimant que la France violait les conventions internationales en exportant des déchets toxiques.
"Nous sommes très déçus car il nous semblait que nous avions la loi et le droit pour nous", a déclaré à Reuters François Desriaux, de l'Andeva.
"Le juge n'a donné aucune motivation. La moindre des choses quand on prend une telle décision, c'est de l'expliquer. J'avais une autre idée de la justice", a-t-il ajouté. "Ce ne sera pas un très beau cadeau pour les travailleurs indiens."
"Nous prenons acte de la décision du juge administratif, qui permet la poursuite de la préparation et la poursuite du projet", a déclaré pour sa part le porte-parole du ministère de la Défense, Jean-François Bureau.
Selon les associations, il reste au moins 105 tonnes d'amiante à bord du Clemenceau, alors que l'armée parle d'une quarantaine de tonnes. Elles dénoncent les conditions de travail des ouvriers et le fait n'y ait pas en Inde de réglementation spécifique pour les chantiers de désamiantage.
"Nous sommes indignés par cette décision qui est à mon sens politique", a déclaré Annie Thébaud-Many, de Ban Asbestos. "Il est inadmissible de voir que la France, qui a interdit l'amiante, se permet d'exporter son amiante vers l'Inde par bateau interposé....
Ca nous va bien de donner des leçons de moral au reste du monde !! et de parler de sécurité a tout bout de champs !
La vie d'un indien aurait t'elle moIns d'importance que celle d'un Européen ?
Gérard